mardi 1 juillet 2014

La religion de l'Homme Dieu en passe de s'effondrer sur le mur du réel

La religion de l'Homme Dieu devant les désirs du quel tout doit se plier. Religion maçonnique du départ devenue véritable délire sur pattes, niant tout, écrasant tout, s'acharnant à déraciner tout au nom de son totalitarisme de son Homme Nouveau libéré de tout déterminisme, c'est à dire en réalité, intégralement aliéné (pour le plus grand bonheur des gestionnaires de la névrose).

Au départ, la religion de l'Homme Dieu a défoncé le catholicisme... Ce qui je ne vous le cache pas, ne me dérange pas plus que ça. Surtout qu'après tout, la religion de l'homme Dieu et son zumanisme zuniversel n'est qu'une hystérisation de la guimauve du bisou qui cogne et de la charité obligatoire chrétienne...

Mais là où ça devient drôle, c'est quand l'hystérie maçonnique, devenue triomphante, mondialiste, s'en prend à tout ce qui peut déterminer l'homme (et donc lui donner une épaisseur). Frontières, cultures, famille, et même nature...

Et là, ça devient beaucoup moins drôle. On voit parfaitement se dessiner jour après jour le totalitarisme qui s'en vient. La police de la pensée est partout. Seul le sur moi , fabriqué, imposé, des gens s'exprime, partout, tout le temps. Le système régit tout, contrôle tout. La dépense publique dans le PIB bat partout des records. La surveillance est globale. Votre travail ne vous appartient plus. Le matraquage babélien est permanent, à l'école, à la télé, en entreprise...

L'extrême gauche parle de néo libéralisme, mais moi, où que je regarde, je ne vois que du communisme. Socialisé ou privatisé. Mais du communisme.

Y a déjà tout le communisme officiellement socialiste. Inutile de s'attarder dessus. Il crève les yeux de tous.

Mais le communisme privatisé, on le voit bien aussi. D'énormes machins en monopole qui alimentent des millions de gens de leur production merdique (mais aux normes de l'Empire, écrites pour empêcher toute petite concurrence venue du bas), et vendue par le mensonge et le récurage de cerveau.

On l'a vu avec Spanghero. Avec le scandale de la viande de cheval, les rayons se sont vidés de toutes les marques de bouffe contenant de la viande de bœuf. Derrière l'illusion du choix et de la concurrence, en fait, tout le monde se fournit au même fournisseur. C'est la même merde partout. Y a que l'emballage qui change... et la marque de la multinationale, pointe de la pyramide, avec l'oeil dessus, sorte de bureau d'études chargé de produire du concept, qui rapatrie le profit de la base réelle productive jusqu'au sommet (et encore, on se rend compte de plus en plus que derrière les différentes marques, c'est en fait toujours la même multinationale).

Dans le même temps, le système a promis des quantités phénoménales d'argent gratuit à diverses clientèles lui servant d'assise populaire. Argent gratuit, c'est à dire produits gratuits, c'est à dire travail gratuit, c'est à dire esclavage. Et il a tellement enraciné ses mensonges dans la psyché collective que pour tous les rentiers récepteurs de cet esclavage des autres, ceci est quelque chose de profondément progressiste, acquis, incontestable, de gôche, pire... moral. Cette rapine généralisée, ayant atteint en France 70% des revenus des travailleurs, est constitutive du système, et la renier reviendrait pour le système à se renier lui-même.

Espérer changer cette course folle politiquement est une impasse. Surtout que ceux proposant de s'attaquer de front à la bête, épée au clair, sont eux aussi de parfaits étatistes. Ils ne contestent pas le régentement généralisé de la vie des gens. Ils ne veulent pas libérer le peuple, mais juste prendre la place en haut de la pyramide.

Comme l'explique Rougeyron sur l'Europe, le système n'est qu'une énorme guimauve, sans cœur, sans forme.

Un blob...

Vous tapez dedans, et il oscille pour retrouver sa place... Si vous le tranchez, il se ressoude immédiatement. Et il progresse en phagocytant, en ingérant ce qui lui résiste.

Il vient de loin et il a une résilience incroyable.

Le blob géant s'appuie sur la veulerie et la cupidité des parvenus, des foireux, des vendus qu'il place partout, des réseaux d' "élites" sus-décrites s'auto censurant, les lois liberticides, le matraquage de la populace, l'aspect inexorable du concept de faux argent dette dont il est impossible de sortir, la fausse logique, l'inversion du sens, et la distribution de rentes...

Politiquement, il est increvable. Et le blob aura toujours la peau des régimes s'y opposant de front, en s'appuyant sur une pointe réduite.

Beaucoup fantasment par exemple sur Poutine. Ce genre d'affronts au système, qui semblent porter un semblant de panache, d'honneur, de bon sens, c'est un peu comme le preux chevalier qui monterait à l'assaut du blob... Il taillade de son épée, mais le blob se reforme. Le chevalier se fatigue. Et au bout d'un moment, le blob phagocyte le chevalier épuisé...

Non. Le blob ne peut pas périr par l'épée.

Le blob ne peut crever que d'un virus, d'une maladie, qui le bouffe de l'intérieur...


C'est déjà ce qu'il s'est passé avec l'URSS. L'URSS, les USA l'ont tué d'une longue maladie. Ils l'ont affamé, infecté, avec la guerre d'Afghanistan, puis le pétrole à 10$. Et ils ont laissé le poids de l'inefficacité de son système l'achever.

Notre blob souffre des mêmes tares. Son inefficacité est maladive, alors qu'il promeut partout la rente, se résume à dépouiller les fourmis pour nourrir les cigales, ajoute en permanence de la complexité inutile à de la complexité inutile, détruit le peuple enraciné, déresponsabilise à tout va, et surtout désincite de manière systémique...

Jusqu'ici, le blob du Grand Rien s'est maintenu en occident grâce à l'accomplissement de ses promesses de progrès éternel par :
   un progrès technique indéniable,
   le surendettement généralisé produisant de la monnaie permettant d'acheter des produits du tiers-monde,
   la main d’œuvre du tiers-monde gratuite,
   les ressources réservées à l'occident.

Sauf que le grand blob maçonnique a fait le pari de trop... Cette fois, la négation du réel devient impossible. Tant qu'il s'agit de chier sur le Christ, ça il sait faire. Mais l'Homme Dieu qui conchie la nature, le réel, c'est plus possible. Il s'est attaqué à trop gros pour lui... Autrement dit, l'univers, ses atomes, n'en ont rien à branler de ses Doigts de l'Homme (le majeur surtout)...

   On se rend de plus en plus compte que le progrès technique nous rend tous malades et qu'on va tous crever de cancers à 50 ans.
   Les dettes dégorgent tellement de partout qu'il est impossible d'en rajouter de manière conséquente.
   Les esclaves du tiers-monde voient leur niveau de vie augmenter fortement, et en plus de demander des salaires, avec ils consomment, les sus-dites ressources.
   Le monde passe de 1 milliard de consommateurs à 4 milliards. Les ressources ne peuvent pas suivre.

Le frigo à 300€, l'écran plat à 150€, c'est terminé. Fini le reste du monde asservi à l'occident, qui se charge d'alimenter gratuitement en produits réels toute la plèbe babélisée à travail bidon (quand ils travaillent).

"Finie la petite auto, finies les vacances au Crotoy, fini le tiercé..."

Et je vous parle même pas du vieillissement...

Le blob a insulté le réel. Trop. C'est intenable. Il s'est inoculé le virus tout seul...

Typiquement, Las Vegas, parangon de la modernité babélienne, est sur le point de crever, de manque ... d'eau...

Là dessus, la vie en ville, bien que j'en sois, m'apparaît de plus en plus comme un piège, une nasse. On va pédaler de plus en plus vite dans notre roue de hamsters, pour avoir de moins en moins de niveau de vie, et plus que ça même, de qualité de vie.

Il faut inoculer le virus au blob. Et pour ça, je m'en suis déjà maintes fois expliqué, je ne vois que la déPIBification.

Produire pour soi, hors du système.

15 commentaires:

  1. Superbe article Tonio. L'un de tes meilleurs. Très clair, percutant, imagé. Et qui vise juste.

    Ca change des cages à tomate. ;-)

    Et puis quelqu'un qui cite Audiard avec Blier dans cette scène mémorable... ne peut qu'avoir raison.

    J'aime beaucoup aussi l'image du BLOB, insensible à tout, très résilient, sauf d'un virus qui le bouffe de l'intérieur.

    Bref bravo.

    Un seul bémol : la "déPIBification" à mon avis peut effrayer les gens, car cela s'assimile trop à un "retour aux champs", façon Khmers rouges vidant Phnom Penh. Tu vois ? Trop radical.

    Il faut procéder par étape.

    D'abord, l'opération "-20 %". -20 % de travail, -20 % de revenus, -20 % de consommation, d'investissement, et donc -20 % de ressources volées pour le Système.

    Déjà avec ça (c'est la semaine des 4 jours grosso modo), le coup sera terrible, grâce aux effets de palier, non linéaires. Un coup au coeur.

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    1. "D'abord, l'opération "-20 %". -20 % de travail, -20 % de revenus, -20 % de consommation, d'investissement, et donc -20 % de ressources volées pour le Système."

      C'est amusant parce qu'Attali, L'homme des hôtels et des pantalons à une jambe, parle lui plutôt de -30%. -30% de travail pour nous, -30% de revenus, -30% de consommation, d’investissement, et donc - 30% de niveau de vie pour nous (et +3???% pour les élites ?).

      Effectivement, ce n'est que la première étape.

      Sauf si on dit non et qu'on accepte de retrouver notre liberté et d'en payer le prix.

      Y'en a qu'on déjà essayé...

      https://www.youtube.com/watch?v=PwXwDp3Ze7Q
      https://www.youtube.com/watch?v=XFerS2_2rD8
      https://www.youtube.com/watch?v=43ir9mSg2gQ

      (intéressant, et pourtant je ne suis pas de gôôôôche)

      La cage à tomate, c'est pratique pour serrer les fesses "le temps que ça passe". :o)

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  2. Une question récurrente:
    > Les dettes dégorgent tellement de partout qu'il est impossible d'en rajouter de manière conséquente.
    > Les ressources ne peuvent pas suivre.
    N'empeche que malgré les cassandres, tout cela suit très bien. Regardez la quantité exponentielle de voitures qui se vendent en Chine et en Inde, que le pétrole monte ou pas, que les matières premières explosent ou pas, que le chomage ou l'endettement flambe en occident, qu'il y ait des krachs boursiers, ca ne change en rien la tendance.

    Donc le mythe du peak everything en prend un coup, qui dit qu'on manque de ressources? qui dit qu'on ne saura pas gérer comme jusque là l'evolution de l'humanité?
    Et sans problème on peut se projeter dans 30 ans avec de beaux steacks (faits d'insectes) que tout le monde mangera sans problème, de l'eau de mer dessalée à profusion, avec un grid energétique soit un mix de sources variées en fonction de la consommation: solaire/éolien pour les maisons, kerosen pour les avions, production agricole optimisée, gestion des déchets et recyclage (en Europe aujourd'hui, on jette le 1/3 de l'alimentation produite... la marge de progression est énorme). Franchement on va plus vers ca que vers Mad Max et Piero dans son chalet-bunker. Et on pourra regretter les beaux steacks de charolais, désolé, la jolie économie de clocher c'est pas compétitif donc c'est condamné à devenir un luxe pour le 1% qui pourra se le payer. De toutes manières c'est déjà le cas.

    Après il y a un risque d'explosion social, issue de l'inégalité extrême? Sauf que tout le monde profite du système de crédit, tout le monde sauf à la rigueur les ouvriers chinois qui sont les seuls à gagner moins que la valeur qu'ils produisent et vendent. Là est le seul esclavage, les autres nous sommes des sangsues qui vivons de la dette. Dette qui soit disant hypothèque le futur des prochaines générations.
    Sauf que les dettes, ca s'annule, par petits morceaux ou en bloc. Qui y perdra? Les investisseurs, les hedgefunds, les banques, s'en remettront, comme ca a été le cas par le passé.
    Les gens en cas de faillite? Oui les soviétiques en 1990 ou les argentins en 2001 ont pris cher. Quelques années, et on repart à peu près sur les bases d'avant, rien de dramatique.

    En fait l'équilibre se maintiendra, malgré une paupérisation progressive de l'occident, tant que le peuple aura de quoi vivre pépère (c'est qui qui s'imagine un bonheur au SMIC? ;-) ), et c'est comme ca qu'en Grèce, en Espagne et au Brésil, après quelques manifs spectaculaires mais vaines, les pauvres, les chômeurs, s'organisent sans faire de vague: Travail au noir, solidarité familiale, petits boulots, troc, bricolage, potager.

    Et vus les niveaux de productivité possibles (en particulier avec la robolution) et la féminisation génerale du monde qui interdit un scénario guerrier massif type Guerre Mondiale (sauf au Moyen-Orient où les musulmans oui sont prêts à en découdre), le système peut très bien alimenter longtemps en (mal)bouffe, tittytainment, religions de pacotille, ces 4 milliards qui ni riches - ni pauvres continueront leur train train et payeront leur dû au Veau d'Or.

    Il ne sert à rien d'attendre la Révolution, il n'y a pas d'alternative car ni la masse ni les élites n'en veulent. Profitez de votre vie aujourd'hui, comprenez le monde et adaptez-vous à sa réalité en choisissant votre style de vie (on peut aujourd'hui choisir d'être riche ou pauvre, oui oui), ca sera déjà beaucoup.

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    1. "on peut aujourd'hui choisir d'être riche ou pauvre, oui oui"

      Après, il faudrait discuter de ce que l'on considère être "la richesse". Et c'est là que votre propos trouve une certaine justesse. :)

      Ce qui se joue en ce moment est la même chose que de tout temps malheureusement. C'est simplement toujours plus "compliqué" et certains ont plusieurs coups d'avance sur nous pour ne rien changer...

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    2. C'est en effet une possibilité, étant donné les angles morts de toute analyse globale d'un système ultra complexe.
      Par exemple pour le pétrole, j'ai beaucoup parlé du pic, pourtant, l'argument inverse peut tout aussi bien se défendre : http://yoananda.wordpress.com/2014/06/22/controverse-contre-argumentaire-du-pic-petrolier/
      Pour l'instant du moins il semble qu'on ai encore le choix entre plusieurs avenir possibles, même si collectivement on fait tout pour choisir le pire. Cela inclus les version mad max / Giorgio parce que le réchauffement nous réserve peut-être quelques suprises.

      Mais, je me demande souvent comment, avec toutes les mauvaises nouvelles qui s'accumulent, tout ce merdier peut-il encore tenir debout... et si on ne va pas tout droit vers une vrai catastrophe dont on ne pourra pas se relever cette fois : le mur du réel.
      That is the question !

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  3. "L'extrême gauche parle de néo libéralisme, mais moi, où que je regarde, je ne vois que du communisme. Socialisé ou privatisé. Mais du communisme."

    Moi où que je regarde, je ne vois que la nature humaine. Toujours la même volonté de dominer, quel qu'en soit le prix.
    Ce qui a vraiment changé, ce sont les moyens techniques à la disposition des égos sur-dimensionnés des humains.

    J'ai l'impression que derrière tous ces mots en "isme" se cachent beaucoup d'illusions qui ne correspondent pas à grand chose...
    Mais même si je faisais semblant de croire à ces mots en "isme", je n'utiliserais pas le mot "communisme", qui désigne une société égalitaire sans État.

    Bon article qui donne à réfléchir quand même.

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  4. Bonjour,

    Je lis depuis peu les articles publiés sur votre blog. Je dois simplement indiquer, suite à la lecture de ce dernier papier, une déception quant à votre rejet de la Tradition catholique. Autant je vous rejoins (et l'Eglise catholique également avec de nombreux textes) pour condamner la Franc-Maçonnerie, autant je ne peux que me désoler que vous n'alliez pas puiser à des sources bien plus riches et pleines d'espérance comme par exemple les Pères de l'Eglise (on peut citer particulièrement Origène).

    Tout ce que vous condamnez l'a déjà été par l'Eglise ou alors cette dernière a formulé des avertissements.

    Je vous indique ci-après un court extrait de l'encyclique Rerum novarum (1891), choisi d'une part pour la dimension "socialisme" et d'autre part, et cela vous parlera, puisqu'il y est pris l'exemple de l'exploitation d'un champ :
    [...] Les socialistes, pour guérir ce mal, poussent à la haine jalouse des pauvres contre les riches. Ils prétendent que toute propriété de biens privés doit être supprimée, que les biens d'un chacun doivent être communs à tous, et que leur administration doit revenir aux municipalités ou à l'Etat. Moyennant ce transfert des propriétés et cette égale répartition entre les citoyens des richesses et de leurs avantages, ils se flattent de porter un remède efficace aux maux présents.

    Mais pareille théorie, loin d'être capable de mettre fin au conflit, ferait tort à la classe ouvrière elle-même, si elle était mise en pratique. D'ailleurs, elle est souverainement injuste en ce qu'elle viole les droits légitimes des propriétaires, qu'elle dénature les fonctions de l'Etat et tend à bouleverser de fond en comble l'édifice social. De fait, comme il est facile de le comprendre, la raison intrinsèque du travail entrepris par quiconque exerce un métier, le but immédiat visé par le travailleur, c'est d'acquérir un bien qu'il possédera en propre et comme lui appartenant.

    Car s'il met à la disposition d'autrui ses forces et son énergie, ce n'est évidemment que pour obtenir de quoi pourvoir à son entretien et aux besoins de la vie. Il attend de son travail le droit strict et rigoureux, non seulement de recevoir son salaire, mais encore d'en user comme bon lui semblera.

    Si donc, en réduisant ses dépenses, il est arrivé à faire quelques épargnes et si, pour s'en assurer la conservation, il les a par exemple réalisées dans un champ, ce champ n'est assurément que du salaire transformé. Le fonds acquis ainsi sera la propriété de l'ouvrier, au même titre que la rémunération même de son travail. Or, il est évident qu'en cela consiste précisément le droit de propriété mobilière et immobilière. [...]

    Bonne continuation

    Yves

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  5. Humanisme non universel voudrais dire que Dieu n est pas universel?Charité forcé voudrais dire que Dieu ne nous a pas laissé le choix ? Convertis de coeur aprés avoir eu une croyance " d ' héritage", mon Dieu est un Dieu d amour ( et je n en veut point d autre)...pour aller au dela des mots et des images il faut aller au dela des stéréotypes, rancune et conditionnement et ouvrir son coeur...aller un petit effort et viens rejoindre le jardinier suprème! :)

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  6. Le système ? montrez le moi que je lui tranche la tête.
    C'était quand même plus simple avec la noblesse. On avait des coupables tout désignés.
    Maintenant nous vivons dans une gigantesque pyramide où chaque échelon regarde en haut et écrase le bas. Coupez le sommet de cette pyramide et il se reforme immédiatement à partir des échelons inférieurs.
    La pyramide est la mise en forme la moins violente (physiquement) des ambitions des hommes, de leur désir de domination et de différenciation. Tant que cela restera chez les hommes, je ne vois pas pourquoi quelque chose changerait.
    Bonne chance donc dans ce combat contre ce système, qui il faut le reconnaître n'est autre que l'action collective de 8 milliards d'êtres humains (sauf à faire dans l'analyse qui tenterait de montrer qui sont les gentils et les méchants).
    Si l'on reste dans la même logique de théorisation et d'analyse du monde pour tenter de s'en extraire (conceptuellement tout au plus puisque dans les faits nous restons tous interconnectés qu'on le veuille ou non), alors je crains que la raréfaction des ressources n'entraîne justement davantage de centralisation du pouvoir pour faire tenir le tout.

    L'erreur de tout révolutionnaire c'est de croire que parce qu'il est en réaction contre quelque chose, cela signifie qu'il n'a rien à voir avec le foutoir. En gros il rejette la faute sur les autres, trouve des coupables et fait de son combat le gage de son honnêteté. La réaction fait partie du problème alors même qu'elle prétend le combattre. Tant qu'on n'a pas compris ça, on se battra indéfiniement sans jamais comprendre pourquoi fondamentalement rien ne change.

    Loveyall

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  7. " Produire pour soi, hors du système ".
    Tonio, combien de petits patrons vivent des dépenses publiques déconcentrées ?
    L'Etat pèse 57% du PIB, mais quel pourcentage de petites boîtes sont devenues, de facto, des fonctionnaires ? Regarde Peugeot...

    Clientélisme et opportunisme vont de pair.

    L'Etat s'achète la paix sociale à grand coups de relance keynésienne, et tous les agents économiques suivent, parce que la demande publique supplante la demande privée. Ce système ridicule est auto-productif de sens, mais pas de richesse.
    Ca finira mal.

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  8. J'ai raté à la première lecture un de tes paragraphes, qui m'est apparu postérieurement dans sa brillante clarté :

    Le néo-libéralisme, c'est le communisme privatisé.

    C'est brillant, c'est splendide.
    Tu tires toute la quintessence de ce que dénonce Bertez : la privatisation des profits et la socialisation des pertes. Il faudrait trouver un terme pour ce mécanisme, qui est en ce moment à la manoeuvre. Le privé qu'il est mieux, mais le public qu'il est bien aussi pour le sortir de la merde.

    On le voit bien que c'est une impasse, une spoliation magistrale.

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    1. N'y-a-t-il pas déjà un terme pour cela : State Capitalism ?

      http://dailymarkets.info/wp-content/uploads/2012/03/economist.jpg

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    2. La quintessence est simplissime : c'est l'être.

      Eh oui toute cette affaire, tous ces mots en "isme" au fond recouvrent une CONSTANCE HISTORIQUE, car constitutive de l'homme.

      -il y a les dominés et les dominants

      Pas besoin de se prendre la tête davantage.

      Seules les techniques, les moyens, les justifications changent à travers les âges.

      Avant, il fallait (en gros) taper sur la gueule des gens (esclavage, servage, violences, coercition etc.)

      Mais aujourd'hui, la domination est quasi parfaite, infiniment sophistiquée.

      Je rebondis sur ce que tu sais aux sujets des PME.

      Tu as parfaitement raison :
      -je suis l'état, l'état mafieux
      -je vole le pognon, et ensuite j'arrose mes clientèles "grands groupes / syndicats", donc par exemple PSA, ou Alstom
      -ces sociétés, qui auraient dû licencier, fermer des sites, continuent de tourner
      -je fais donc vivre des tas de PME "privées" qui ont pour clients ces sociétés "privées".

      Autre exemple :
      -je suis une PME "privée", je suis coiffeur.. mes clients sont des fonctionnaires
      -je suis une boîte de travaux publics. Les mairies me passent des contrats (faire des trous, les reboucher, regardez vos villes)...

      ...; dans tous ces cas, je dépends du système.

      Nous sommes ainsi tous complices.

      L'économie française est TRES LARGEMENT soviétisée. Beaucoup plus que 57 %.

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  9. Tonio lis tonton Karl tu verras que tout y est:
    "L'expropriation des producteurs immédiats s'exécute avec un vandalisme impitoyable qu'aiguillonnent les mobiles les plus infâmes, les passions les plus sordides et les plus haïssables dans leur petitesse. La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat."
    Cf: https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-32.htm

    Marx est celui qui à le mieux décrit la substance du capitalisme: expropriatrice, monopolistique et aliénante!!!
    Le communisme scientifique et révolutionnaire est un leurre, mais sa description du capitalisme et de sa dialectique reste lumineuse à bien des égards.

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    1. Surtout que la dictature du prolétariat n'est nullement l'oeuvre de Marx ni de Engels !

      Elle provient, de même que le marxisme orthodoxe du XXème siècle (plus tard marxisme-léninisme), d'un certain Kautsky. Il fut le principal responsable de la réorientation du marxisme vers la conquête de l'Etat, de la théorie selon laquelle la classe ouvrière devait conquérir l'Etat bourgeois, le "retourner" et en faire l'instrument de sa propre hégémonie. Le mot hégémonie se traduit en allemand par "diktatur". Ainsi naquit la dictature du prolétariat. A ces thèses s'opposait Bernstein, qui pensait que l'émergence d'une classe d'employés allait complexifier l'affrontement entre capitalistes et prolétaires, et appeler à des solutions plus nuancées (la cogestion allemande, ça vous parle ?). La défaire de Bernstein face à Kautsky, au tournant du XXème siècle, a pour conséquence lointaine les 50 millions de morts du Goulag...

      Marx n'a jamais été marxiste. Sa pensée est plus profonde que jamais. Peu de libéraux authentiques (a.k.a pas des nihilistes tendance consensus de Washington/école de Chicago) ont fait l'effort de lire Marx. Raymond Aron en faisait partie. On ne peut rien comprendre sans une solide culture politique, économique et historique. Aujourd'hui Marx est devenu tabou au sein de toutes les gauches gouvernementales. Les gauchistes ne lisent pas libéraux. Les libéraux méconnaissent et font un mauvais procès à Keynes, essentiellement pour une question de biais émotionnel. Dans un cas comme dans l'autre, c'est un tort.

      Tout homme de droite se doit d'avoir une culture de gauche, tout homme de gauche se doit d'avoir une culture de droite. Sans quoi l'hémiplégie guette. L'évolution, le bond cognitif vers la pensée latérale, est à ce prix.

      "We can't solve problems by using the same kind of thinking we used when we created them".

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