mardi 10 février 2015

Se méfier des discours décroissants, surtout quand ils viennent de la gôche

Vous connaissez l'intérêt que je porte aux problématiques de Peak Everything, à quel point l'obsolescence programmée m'énerve, et tout ce que j'ai pu écrire ici.

Toutefois, à force d'entendre certains discours, je suis bien obligé de faire une remarque.

Méfiez vous des discours décroissants, surtout quand ils viennent de la gôche.

On le voit de plus en plus aujourd'hui, avec son incapacité à remettre en cause les rentes qu'elle verse à ses clientèles, son grand projet de transformation de la France en pays d'Afrique, et son refus de toute réforme par idéologie (comme pour le remplacement du SMIC par un système redistributif), la gôche n'a rien d'autre à offrir que la misère et le chaos. Et chaque jour qui passe en donne de plus en plus la preuve.

Et il s'en trouve à gôche pour essayer de justifier ça, de faire accepter à la populace cette course à l'abîme par des discours décroissants pseudo environnementaux.

La vérité, c'est que l'effondrement induit par les points décrits au dessus, n'a strictement rien à voir avec l'environnement.

Et que sur cet effondrement là, vont venir s'ajouter en plus les problèmes environnementaux.

Mais déjà ces enfoirés anticipent. Ils essaient comme toujours de maquiller leurs fautes, de diluer leurs responsabilités et de justifier l'inévitable par des détours fallacieux.

Ne tombez pas dans le piège.

4 commentaires:

  1. Ma version personnelle est justement que l'effondrement en question a tout à voir avec l'environnement.

    Le problème, c'est que vous tombez dans le panneau de la prétendue obstination idéologique des politiciens. Il faut comprendre qu'ils ne sont là que pour jouer au théâtre.

    Ultimement, ce qui leur permet de maintenir leurs privilèges, ce n'est pas leur capacité à obtenir des résultats tangibles (baisse du chômage, paix en Ukraine...etc) mais leur capacité à produire des effets sur l'opinion publique et à maintenir la population sous un niveau acceptable de contrôle.

    Quant aux causes ultimes :

    Il est maintenant à peu près certain que le monde a passé le pic de production du pétrole conventionnel.
    Les Etats-unis ont passé le leur dans les années 70. Depuis, ils bénéficient toujours de ce que le dollar tient lieu de monnaie de réserve mondiale, avantage d'autant plus grand qu'il est décorrelé de l'or.
    Par ailleurs, à eux-seuls, ils font autant de dépenses militaires que le reste du monde réuni. Ce n'est pas pour rien.
    La stratégie du chaos au moyen-orient leur permet de garder encore le contrôle des "robinets", même si pour cela, il faut lâcher dans la nature les égorgeurs psychopathes de l'état islamique.

    De l'autre coté, une fois l'ordre rétabli après la chute de l'URSS, les russes ont très bien su tirer parti de leurs immenses réserves de gaz naturel.

    Dans la même veine, le "miracle" anglais des années 80 n'a rien eu à voir avec Thatcher et le libéralisme, mais tout avec l'exploitation du pétrole de la mer du nord... dont les gisements ont maintenant aussi passé leur pic.

    Restent les allemands, qui ont encore du charbon... et qui achètent les surplus d'électricité nucléaire d'EDF (et de sucroit, ne font plus d'enfants).

    Quant à la France, eh bien en terme de ressources fossile, nous n'avons rien! Nous sommes donc face à une alternative simple :
    1- basculer du coté de l'axe germano-russe qui se consolidera quand les allemands décideront définitivement de lâcher les Etats-unis,
    2- basculer du coté de l'axe US/UK.

    Bien sûr, c'est un faux choix. Après le dernier tour de piste de Chirac et de Villepin en 2003, Sarkozy nous a définitivement arrimé à l'alliance atlantique.
    On peut le regretter, mais sur le temps long de l'histoire, cela n'a rien d'étonnant.
    Personnellement, je préfèrerai une indépendance toute gaullienne mais cela signifie alors minimiser notre dépendance à chacun des deux axes.
    Et au final, ce n'est donc pas du tout une question de repentance coloniale si nous devons subir les tribus d'anoraks à capuche qui "niquent la France", mais bien une question énergétique et géopolitique :
    - l'Algérie a du gaz et du pétrole,
    - le Niger a de l'uranium,
    - la Lybie (ou ce qu'il en reste) a du pétrole,
    - la Qatar a du gaz (et, au passage, un projet d'oléoduc vers l'Europe concurrent de celui qui traverserait l'Ukraine),
    - etc.

    Si les politiciens et les médias allaient vraiment dans le sens de l'opinion majoritaire, cela induirait effectivement de contenir l'immigration et de réduire les prétentions de l'islam. Mais cela ne se ferait pas sans mesures de rétorsion de la part de certains de nos fournisseurs en ressources fossile, les populations "à problème" étant leur levier.

    Il faut voir que même en 1940, la France était encore largement une nation de paysans et d'artisans quand l'Angleterre était industrialisée depuis presque un siècle. Dans le nouveau monde de ressources rares dans lequel nous entrons, je vous laisse deviner quel serait le prix de notre indépendance réelle.
    Je veux bien croire qu'il est possible d'en faire un projet de société tout à fait souhaitable mais à l'heure actuelle, quelle en serait l'acceptabilité?

    J'ai bien peur qu'il faille encore quelques Merah, Némouche, Kouachi et autres Coulibaly avant qu'on y arrive...

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    1. Les réserves prouvées de pétrole représentent aujourd'hui 1 500 milliards de barils, le monde en a consommés pour le moment 1 200. (données 2013)

      Quand le peak oil approche, le prix monte, et les réserves prouvées augmentent....

      Il y a aussi le pétrole abiotique, que l'on y croit ou pas, certains forages abandonnés car vide reprennent du service sans avoir modifié l'infrastructure, il se re-remplissent...

      Bref, le pétrole, on a le temps de voir...

      En ce qui concerne le contrôle des robinets, il y a quelques ratées avec l'arabie saoudite qui laisse grand ouvert le sien en faisant crever les forages non conventionnel des us. Ceux ci ont empruntés plus de 5 000 milliards US$, les assurances couvrent actuellement les pertes, mais quand les contrats vont arriver à terme, si le pétrole est toujours dans ces eaux, ça va être l'équivalent des subprimes, mais en 5 fois mieux

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    2. "Restent les allemands, qui ont encore du charbon... et qui achètent les surplus d'électricité nucléaire d'EDF (et de sucroit, ne font plus d'enfants)."

      Il se trouve que nous sommes importateurs net d'électricité vis à vis de l'Allemagne

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  2. Ouais t'as raison je tomberais pas dans le piège: je vais voter pour le changement, je vais voter UMP. Comme tu nous l'as si bien conseillé.

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